
Tous les soirs je le croise. Attaché à la barrière, le guidon en tristesse, il attend son heure. Que savez-vous de la vie des vélos quand ils sont seuls, abandonnés par leurs cyclistes ? On dit qu’ils se réunissent la nuit. Ils se retrouvent au coin d’une rue, devant cet ancien café par exemple, et racontent leurs histoires et leurs malheurs de bicyclettes. Avec ou sans Paulette.
Chaque nuit, ils sont cent, ils sont mille dans la ville. Un régiment de vélos qui défile sous nos fenêtres à grands coups de pédales. Les biclous des cités roulent en bandes et sifflent de loin les montures des quartiers écolos. Les rigolos et les déglingués, les tout rouillés et les tout neufs, les électriques et les musculaires, les « tout terrain » et les « de ville »… le peuple des deux-roues manifeste contre notre monde de fous.
Petit vélo qui tourne dans ma tête.
#desmotssurlaphoto #velo #nuit #photographie
Répondre à sabnic Annuler la réponse.