• Eternité de Sarajevo

    J’ai découvert Sarajevo en mai 1996, quelques mois après la fin de la guerre et du siège qui ont définitivement marqué l’histoire de la ville. Les traces des combats étaient encore bien présentes sur les murs, dans les têtes et dans les coeurs. Je suis retourné ensuite chaque année, à Sarajevo, une ou deux fois par an pour des courts séjours. En 2000, je me suis installé sur place pour trois ans. Dire que la cité est attachante est faible. Les images, les parcours des hommes, des femmes et des enfants rencontrés là-bas vont continuer de m’accompagner. Comme ailleurs, mais plus qu’ailleurs, les vivants et les morts sont ici partout présents, et c’est pourquoi à tout jamais Sarajevo restera un symbole et une référence.

    En une phrase, Ivo Andric (prix Nobel de Littérature en 1961) a résumé ce que l’on peut ressentir lorsque l’on contemple cette ville, tapie au fond de sa trop fameuse cuvette : « Quelle que soit l’heure du jour, quel que soit le lieu, quand vous regardez Sarajevo étendu à vos pieds, la même pensée surgit toujours, même inconsciente. Une ville est là. Une ville qui, en même temps, se transforme, agonise et renaît’’. (Contes de la solitude)

  • Le Vietnam, si loin, si proche

    Une photo ? Dix photos ? Cent photos ne suffiraient sans doute pas à illustrer ce que le Vietnam représente pour moi, à titre professionnel, mais aussi à titre personnel. J’ai consacré un livre à ce dernier point, Quand tu iras à Saigon.

    J’observe aujourd’hui avec intérêt le recentrage du monde qui s’opère vers l’Asie, vers l’Indo-Pacifique. J’ai appris beaucoup de choses là-bas et rester connecté à ce qui passe au loin est devenu une gymnastique quotidienne. D’autant que le lointain est parfois très proche.

  • Paris, trop vite

    Je n’ai jamais vraiment pris le temps de photographier Paris. Marcher dans Paris, marcher encore, regarder, attendre, attendre le moment, prendre le temps d’une photo.

  • Ecrire au café

  • Lille en noir et blanc

Ici, je publie de temps à autre quelques mots, des histoires (vraies ou pas) et, parfois, des photos.

J’ai connu le téléphone en bakélite, les machines à écrire mécaniques, le typomètre et l’écriture manuscrite. Aujourd’hui, je navigue sans crainte sur les eaux troubles de notre monde numérique. S’adapter sans se renier.

Contours flous – Textes et photos © Marc Capelle, 2026

Contours flous

Restez au fait des dernières nouvelles grâce à un contenu personnalisé et aux derniers titres, le tout livré directement dans votre boîte de réception. Abonnez-vous dès maintenant pour garder une longueur d’avance et ne rien manquer !

Ignorer et accéder au contenu ↓