Étiquette : Lille

  • Les mille et une vies de l’immeuble d’en face

    Chaque jour, je l’observe depuis ma fenêtre. Il vit, se transforme, change de couleur et de fonction. C’est l’immeuble d’en face.

    Une nuit d’ avril 2009, il a failli mourir, ravagé par un incendie et j’étais aux premières loges. Jusque là, il abritait un café mal entretenu et un hôtel borgne. Depuis, des investisseurs ont restauré la façade et découpé l’immeuble en appartements. Au rez-de-chaussée, des restaurants tentent régulièrement leur chance. Le premier, du genre prétentieux, n’a pas fait long feu. Une trattoria a pris la suite et apporté, pendant de belles années, un peu de convivialité et de chaleur italienne au voisinage. C’est maintenant le tour d’un autre restaurant qui se dit « bistrot de quartier ».

    J’aime particulièrement cet immeuble en hiver, comme ces images en témoignent peut-être. L’atmosphère de décembre et janvier l’enveloppe d’un mystère qui me fait voyager. Sans bouger. Derrière ma fenêtre.

  • Quai des brumes

    Lille, janvier 2025
  • La photo de 7 h 36 (Saison 2)

    Si vous avez suivi la Saison 1 du 7 h 36, vous êtes peut-être encore devant votre écran pour la Saison 2. Pour les autres, je précise que, depuis quelque temps, je publie presque chaque jour à 7 h 36 une photo sur Facebook. Mon petit plaisir, parfois le vôtre aussi. Vous comprendrez tout en cliquant ici . Certaines de ces photos sont également publiées sur ma page Instagram.

    J’ai lancé cette Saison 2 début janvier et elle est entièrement en noir et blanc. Je me suis imposé une thématique : les fenêtres plus ou moins éclairées, peu avant le lever du jour.

    J’ai commencé à aimer la photo en noir et blanc il y a bien longtemps en côtoyant des photographes professionnels qui la pratiquaient au quotidien. Il y a quelques années, j’ai publié sur ce site un article pour expliquer ce que les photographes m’ont appris.

    Donc, noir et blanc. Certains « fans » de ma page Facebook m’ont dit qu’ils y voyaient une ambiance de polar. On peut ressentir le noir et blanc de bien des façons : la nostalgie, la tristesse, la sévérité, l’éternité… En fait, je crois que j’essaie, plus ou moins consciemment, de figer le temps et l’instant.

    Toutes ces photos sont prises avec mon smartphone (un Iphone SE si vous voulez tout savoir, mais ce n’est pas essentiel). Après avoir longtemps tergiversé, j’ai renoncé à utiliser des appareils photos conventionnels. Mon « reflex » et mon appareil compact sont au placard. Je ne nie évidemment pas les qualités techniques de ce type de matériel, mais j’ai choisi la légèreté et la rapidité. Un smartphone tient dans la poche, il permet de photographier très vite et de publier immédiatement. Ce dernier point est pour moi primordial. Je ne pourrais pas publier à 7 h 36 (ni même à 7 h 37 ou 7 h 40) la photo de 7 h 36 avec un appareil classique. Or, publier et partager rapidement m’amuse, mais je comprends fort bien que l’on puisse ne pas apprécier cet exercice né avec le développement du numérique et des réseaux sociaux.

    A l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas encore si je publierai encore beaucoup de photos à 7 h 36. Je ne vais pas non plus inventer un nouvel horaire. Je vais peut-être essayer d’explorer d’autres chemins, sans perdre de vue que si je prends des photos je ne suis pas photographe pour autant.

  • 7 h 36 (Saison 1)

    En novembre et décembre 2023, j’ai publié trois à quatre photos par semaine sur Facebook. Toutes ces photos étaient intitulées 7 h 36. « Pourquoi 7 h 36 ? » m’a demandé un ami. Tout simplement parce qu’elles étaient toutes prises vers cette heure là, sur le chemin qui mène au collège de ma fille, et parce que, à quelques minutes près, je me suis efforcé de les poster à cette heure là également. J’ai pensé aussi que 7 h 36 était plus évocateur qu’un trop sévère 7 h 45.

    C’était la photo de 7 h 36, comme il peut y avoir le train de 7 h 36. Après tout, si le train part à 7 h36, vous ne demandez pas pourquoi il ne part pas à 7 h 40 ! Un rendez-vous matinal aussi ponctuel que possible donc, malgré quelques aléas, quelques pannes aussi, comme à la SNCF.

    Des photos sans prétention. Juste mon regard en passant par les rues du Vieux Lille. Je vous en livre ici quelques unes. Je me suis bien amusé avec ces publications, en particulier parce que je me suis rendu compte que certain(e)s d’entre vous les attendaient.

    Depuis le 8 janvier 2024, j’ai commencé à poster la Saison 2 du rendez-vous de 7 h 36. Des photos en noir et blanc cette fois et avec une thématique plus précise (des fenêtres éclairées, alors que, les matins d’hiver, le jour n’est pas encore levé).

    Voilà. Ce n’est pas un événement. Juste une photo de temps en temps.

  • Lille, un matin de janvier

    Photo © m. capelle

J’ai connu le téléphone en bakélite, les machines à écrire mécaniques, le typomètre et l’écriture manuscrite.

Aujourd’hui, je navigue sur les eaux troubles de notre monde numérique. Et j’ouvre l’oeil.

Contours flous – Textes et photos © Marc Capelle,2012- 2026