
A Rotterdam, c’est sur ce quai qu’en 1620, des protestants embarquèrent pour l’Angleterre pour rejoindre des puritains qui partirent pour l’Amérique sur le Mayflower. L’Amérique était alors la nouvelle Terre Promise.
Au cours des siècles qui ont suivi, depuis Rotterdam, mais aussi depuis bien d’autres ports (Anvers, Hambourg, Allemagne, Göteborg, Brême, Naples, Cork, Belfast, Liverpool…) des millions d’Européens sont partis dans l’espoir de bâtir une vie meilleure en Amérique. A partir de la fin du XIXème, tous devaient passer par le point de contrôle d’Ellis Island (lire à ce sujet le magnifique roman de Jeanne Benameur, Ceux qui partent). De très nombreux juifs ont trouvé refuge aux Etats-Unis, en particulier lors de la montée du nazisme en Allemagne. Ces millions d’immigrants ont fait l’Amérique.
Pourtant, en 2025, qui voit encore son salut en Amérique ? La fermeture de la frontière avec le Mexique vient doucher les espoirs des derniers réfugiés. Une menace d’expulsion pèse sur les 250 000 Ukrainiens accueillis depuis le début de la guerre. Des scientifiques étrangers, mais légalement installés aux Etats-Unis, sont priés de retourner dans leur pays d’origine. Etc.
Enfin, pourquoi désigner l’Amérique comme un pays ? Il y a une Amérique du Nord, une Amérique centrale et une Amérique du Sud. Les « Américains » sont en fait les Etats-Uniens et les Etats-Unis ne sont pas le Canada, quoiqu’en pense Donald Trump.
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